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18.05.2008

22 v'la les filcs !

Police_by_andrart.jpg- Merde !
- Quoi ?
- Le pied de biche ne passe pas
- Fait voir ?

L’alarme anti-vole de la voiture s’enclenche.

- tu vois qu’il passe, même la voiture le dit.
- magne toi ! Tout le quartier est au courant maintenant. Non madame on ne vole pas cette voiture, on à perdu nos clef dit Sam à une vieille dame regardant à sa fenêtre.
- t’as pas trouver mieux ?
- vas-y fait mieux. Merde !
- quoi encore ?
- elle prend son téléphone, elle appelle les flics je crois, grouille toi !
- j’y suis presque.

De loin, la sirènes des policier retenti dans les raillons matinaux du soleil. 5 minutes plus tard les policiers sont là, mais plus la voiture. La vieille dame explique les avoirs vu partir avec après avoir forcé la porte avec un pied de biche. Loin de là, sur le périphérique :

- je t’avais dit qu’on réussirait non ?
- ouais mais on à eu chaud, en plus ils doivent avoir la plaque.
- on la change dans 5 minutes.

Une sirène retentie. Les filcs dans le rétro de la bagnole se dit le conducteur.

- to late…
- et merde !


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enfin un job !

Il sue à grosse gouttes en tirant d’énorme taffe sur sa fin de cigarette. Il a un rendez-vous à 9h15, il doit encore embaucher du monde. De loin, il aperçois notre dame, passe devant une rousse s’approchant d’un homme, sûrement un chômeur se dit-il. Il regarde sa montre et se met à courir, il décent à la première bouche du métro. Il bouscule un jeune homme qui lance.

-Putain ! Faite gaffe merde, j’suis pressé.
-excusez moi monsieur, moi aussi je suis pressé, veuillez m’excusez, vraiment.
-mouais…

Le grand patron reprend alors sa course contre la montre bientôt rattrapé par le jeune homme. Il le vit monté dans la ram et le suivi sans réfléchir. Il s’était maintenant en face l’un de l’autre en train de se regarder. Quand Pierre, le chef d’entreprise osa en fin lui demander :

- où allez vous avec ce CV et ce test d’anglais ?
- à un entretient d’embauche dans une grande entreprise de commerce.
- quel coïncidence. Je vais faire passer un entretient…
- mouais, pourquoi vous me parlez.
- pour vous dire que votre CV est inutile, quel est votre prénom ?
- nan mais ? Je vous en pose des questions ?
- Grégoire je présume, Grégoire Preset…
- comment savez-vous sa ??
- on se retrouve à l’entretient…
- et merde, dit-il dans sa barbe, excusez moi de m’être emporter tout à l’heure mais… je ne dois vraiment pas raté ce job, je n’ai plus un sous.

Il discute ainsi sans plus être stressé par le temps l’un l’autre. Il rate d’ailleurs leur station et doive marcher vers les bureaux du 8eme arrondissement… que l’entretient commence !


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clope_by_deltaforest.jpg

17.05.2008

le soleil des pavés

Cafe__Paris_by_themobius.jpgLe soleil matinal tape les tables en terrasse et sur les pavés parisiens. Un flot constant de personne foule cette terre de pas de touriste, grand patron, ouvrier, chômeur, enfant, ado, vieux, tout un monde en ébullition. Notre-dame se réveille lentement narguant la Seine de son air supérieur si agaçant mais si beau et prestigieux. Les bateaux-mouches se succèdent les uns aux autres. Des inconnus courent pour rejoindre le mondialement célèbre « métro parisien »

Perdu près du pont neuf, en terrasse, Bruno Giroquot profite de sa journée. Bruno, cinquante trois ans, célibataire divorcé et prof dans un petit lycée de banlieue. Le jeudi est jours de repos pour lui, au faite, je vous ai dit qu’il était perdu, je mentais. Tout les Jeudi assez tôt Bruno se prend un café à la même table en terrasse pendant des heure, été comme hiver. Il regarde toujours les demoiselles à la belle silhouette du coin de ces lunettes rondes. Près de sa tasse, une feuille pour écrire. Il aime écrire et a déjà plusieurs livres à son actif. Finalement, quand il y pense, Bruno ce dit qu’il a une vie d’un ennui mortel aux cheveux blondissant.

Il a déjà noirci une feuille entière, mais, mécontent de lui, la froisse et la lance dans la poubelle la plus proche. Panier ! C’est alors que passe Déborah, une vingtaine d’années, une chevelure lisse et rousse, des lunettes en plastique noir, yeux marron, ni trop grosse, ni trop maigre, assez grande, sans tomber dans l’excès. Elle porte un petit tailleur, un jeans et des bottines ; tout ce qu’il y a de plus banal. Au hasard d’un regard elle croise celui de Bruno et y reste scotché. Celui-ci ne trouva rien de mieux que de faire un sourire idiot du bout des lèvres. La jeune femme était maintenant au milieu du trottoir, elle s’avança vers la table de l’écrivain…


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